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Eclairages
« Maintenir l'engouement des produits cosmétiques "made in France" »
Publié le 09 avril 2008
Natural & Bio Cosmeeting

André-Jean Brin, Président de COSMED, association créée à l'initiative de PME-PMI de la filière cosmétique, nous éclaire de son point de vue sur le ciel du marché de l’industrie cosmétique, notamment pour les entreprises qu’il représente.

« Dans ce secteur cosmétique en constante évolution, les PME/TPE ne pourront survivre et se développer que si elles continuent à innover fortement et ainsi garder par rapport à certains pays émergents dans le domaine cosmétique une avance technologique reconnue, tout en renforçant l'excellence qui les caractérise à ce jour.

Ceci se fera dans un contexte de compétitivité, des coûts de re-vient en production, des obligations légales de plus en plus complexes et contraignantes, de concurrence de prix et de baisse de pouvoir d'achat des consommateurs dans leurs marchés traditionnels.

Notre industrie devra encore renforcer son positionnement et mettre en avant ses actions dans le développement durable et la protection de l'environnement, ce qui peut l'amener à devoir re-voir son attitude dans certains domaines comme les packagings.

Industrie fortement exportatrice, elle devra continuer à s'investir sur les marchés extérieurs si elle veut accroître ses parts de marché et maintenir l'engouement des consommateurs à acheter des produits cosmétiques "made in France".

Mais cela veut peut-être dire qu'il y aura une obligation de se restructurer dans les domaines comme la recherche à travers des pôles de compétitivité et autres filières permettant de maintenir son savoir faire technologique spécifique.

Des transformations importantes sont à prévoir dans les prochaines années sous la pression réglementaire telle que Reach ou les BPF, mais qui doivent être considérées comme encore une volonté de prévenir un risque quelconque pour le consommateur et son confort. Les entreprises devront se réorganiser et investir pour s'adapter à ces nouvelles contraintes pour leur développement.

Des nuages sont présents à ce jour, mais notre industrie saura les évacuer pour le bien de la cosmétique à la française dans un monde globalisé. »